La chasse à courre, à cor et à cri se pratique dans nos belles forêts françaises, mais surtout dans les propriétés privées possédant de belles étendues très boisées. On peut apercevoir aux abords des routes départementales des panneaux qui fleurissent ponctuellement : « attention chasse à courre ». Dans les forêts domaniales, les promeneurs avertis évitent de sortir ce jour-là, sous peine de se faire courser par les chiens. Il en est de même pour les cavaliers de loisirs qui souhaitent sortir faire une balade tranquillement.

Les principes de la vénerie

À l’époque des rois, la chasse à courre était réservée et pratiquée par la noblesse française. De nos jours, elle est devenue accessible a une grande partie de la population, car il s’agit d’un sport relativement peu coûteux. Son objectif est de poursuivre le gibier jusqu’à épuisement. Il faut savoir que très peu de bêtes sont attrapées, si un équipage de chasse a cour réussi a attraper 3 grand gibier, c’est un beau résultat.

Les points importants à prendre en compte :

  • Le gibier qui se sent en danger s’enfuit.
  • Traqué durant des heures, il est donc épuisé, puis encerclé et tué.
  • Majoritairement, l’animal arrive à s’échapper en changeant de périmètre.

Généralement, le gibier chassé est en surpopulation comme :

  • le cerf
  • le daim
  • le sanglier
  • le chevreuil

L’équipage d’une vénerie

Pour faire de la chasse à courre, on a besoin de :

  • chevaux
  • chiens courants
  • chiens de recherche
  • cavaliers
  • hommes à terre

Combien coûte la chasse a cour ?

Les veneurs ont toujours été ouverts sur l’extérieur et heureux de recevoir des invités lors des laisser-courre. De fait, rien de plus facile que de suivre une chasse dans l’équipage de votre choix, selon que vous le choisissiez pour l’animal chassé ou la proximité géographique de votre domicile. Vous pouvez donc assister gratuitement a une séance de chasse. Cependant, quelques règles d’usage sont indispensables pour être accueillis.

Le déroulement codifié de la chasse à courre

1. La recherche

On démarre la chasse à courre en fanfare, nommée « fanfare du réveil » :

  • Un homme, nommé valet, tient en laisse les limiers (chiens de recherche). Ils partent à la recherche d’un gibier.
  • Une fois le gibier repéré, ils retournent ensemble au point de départ pour faire le rapport.

2. Le départ et le lancement de la chasse

Une deuxième fanfare dit du « départ » informe que la chasse démarre avec une meute de chiens courants et des chasseurs/cavaliers qui partent à la recherche de l’animal sauvage détecté par le valet. La chasse se déroule ainsi :

  • Le gibier, se sentant en danger, prend la fuite pour échapper à ses poursuivants, ce qui veut dire que le gibier est lancé.
  • Durant la chasse, des sonneries différentes indiquent comment faire évoluer la chasse selon les ruses employées par l’animal traqué. La trompe de chasse constitue ainsi un langage permanent entre les veneurs et les chiens.
  • Bien entendu, la traque dure plusieurs heures. Les parcours peuvent même atteindre et dépasser 40 km dans une journée :
    • Les chiens flairent la piste du gibier, tandis que les cavaliers galopent à sa recherche.
    • La monture doit être en bonne santé et en pleine forme pour suivre la cadence éreintante de la chasse.

3. L’hallali

Si la victime, souvent blessée, n’a pas eu la chance de pouvoir semer ses ennemis, elle est aux abois, épuisée et capitule de fatigue :

  • Les chiens attendent que le veneur sonnent « l’hallali sur pied » pour se lancer sur la bête.
  • Celle-ci est tuée par les chiens ou achevée au couteau ou à la dague par un chasseur.

4. La curée

Vient ensuite le moment de sonner la curée qui sonne la fin de la chasse, soit une prise maximum par seance.

Elle consiste à donner :

  • les meilleurs morceaux aux cavaliers et aux amis ;
  • les bas morceaux ainsi que la peau de l’animal aux chiens.

La journée se termine en fanfare avec un morceau comme la Saint-Hubert.

Le chien de chasse à cour

Chaque équipage chasse avec une race de chien en particulier, exemple :

  • le Beagle
  • le Beagle Harrier
  • le Harrier

Le cheval de chasse à courre

En chasse à courre, la priorité est mise sur un cheval très endurant.

Celui-ci doit être de préférence :

  • habitué à l’extérieur et à l’effort
  • calme, courageux et très résistant
  • obéissant aux hommes
  • ne craint pas les chiens

Après la chasse à courre, le cheval est épuisé car il a galopé durant des heures. C’est pourquoi les cavaliers doivent prendre le temps de s’occuper et de soigner leurs chevaux pour qu’ils récupèrent plus rapidement. Généralement, cette tâche est confiée à un soigneur.

Les principes à respecter

Il faut respecter les principes suivants de la chasse à courre :

  • Il est interdit d’employer une arme à feu. Cette pratique est basée sur l’art de chasser avec une meute de chiens bien dressés.
  • Les chasseurs se déplacent à pied ou à cheval et doivent être respectueux de la loi naturelle, ce qui signifie que l’on laisse sa chance à l’animal traqué.
  • Enfin, la chasse à courre suit les saisons classique de la chasse. Elle a lieu à partir de mi-septembre selon les régions, à la saison des amours du cerf.